L’histoire de la palette en carton débute avec l’intérêt croissant d’éliminer le retour des palettes tout en réduisant leurs poids et leurs prix.

Les palettes en carton ont émergé à la fin des années 1940 et se présentent comme une alternative sérieuse aux palettes en bois et en métal de l’époque. Les avantages perçus par les designers de la palette en carton en ce temps là sont toujours d’actualité pour les logisticiens d’aujourd’hui, notamment son extrême légèreté, son adaptabilité, son étonnante robustesse et son utilisation à caractère unique sans nécessité de retour.

Le premier à avoir imaginé la palette en carton est le philanthrope américain Norman Cahners qui suite à son passage dans l’U.S Navy lui découvre de nombreuses applications insoupçonnées. Il la modélise et la commercialise dès les années 1950.

Depuis lors, la palette en carton a connu d’innombrables innovations visant à la rendre toujours plus compétitive. Aujourd’hui elle s’adapte spécifiquement aux besoins de ses utilisateurs, elle peut être taillée sur mesure en fonction de l’application. Elle supporte des charges statiques comme dynamiques élevées, elle résiste aux tensions dues au gerbage et tolère aisément l’utilisation d’un chariot élévateur sur 2 ou 4 entrées. De plus, au vu de la tendance actuelle et de la mobilisation mondiale pour la protection de l’environnement, la palette en carton est de loin la palette la plus écologique. Elle est conçue à partir de matériaux 100% recyclables et son faible poids minimise grandement l’émission de dioxyde de carbone en production et en transport.

C’est suite à l’analyse de tous ces avantages et dans un souci d’optimisation, d’économie et de protection environnementale que plusieurs grands groupes industriels ont optés pour un changement progressif (Cas Unilever) ou total (Cas Ikea) de leurs palettes en bois ou en plastique pour des palettes en carton. Les spécialistes estiment que la palette en carton pourrait atteindre 10 à 15% du marché des palettes mondiales d’ici 2022 contres 3% en 2017 et ce notamment grâce à des normes phytosanitaires pour l’export de plus en plus strictes prévues pour les prochaines années.